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42 dès le matin à l’école de Xavier Niel




« 42 », c’est le nom de l’école d’informatique que Xavier Niel va ouvrir à Paris. Elle présentera la particularité d’être « peer-to-peer » et d’être gratuite.

Après avoir débauché Nicolas Sadirac et Kwame Yamgnane, de l’Epitech, Xavier Niel compte former chaque année « mille génies », dans tous les métiers de l’informatique (programmation, réseaux, sécurité), en reposant sur une « pédagogie réellement différente et innovante ».

4000 personnes âgées de 18 à 30 ans et sans diplômes, pourront postuler, il en restera 1000.
Xavier Niel veut créer une école de « codeurs » car dit-il il y a une pénurie en France, de plus les formations universitaires sont en décalage avec les demandes des employeurs. Quant aux écoles privées, elles sont réservées à une frange marginale de la population, à cause de leur coût.

Mais ces postulats sont-ils vrais?

Chômage des Informaticiens :

Sur la dernière décennie, le secteur a créé pas moins de 87 000 emplois nets, ce qui fait donc moins de 9000 emplois créés par an.
Le turnover chez les ingénieurs informaticiens s’explique d’ailleurs moins par les démissions (42% des fins de contrats) que par les départs forcés (licenciements, ruptures conventionnelles, fins de période d’essai : 35% des fins de contrats + fins de CDD et contrats d’intérim : 20% des fins de contrats) selon les chiffres 2009 de la Dares.
Les ingénieurs (IC) représentent 63% de l’ensemble des informaticiens, les techniciens supérieurs (ETAM) 30% et les employés/opérateurs de l’informatique 7%.
S’il est vrai que le secteur Logiciel & Services informatiques embauche une proportion d’ingénieurs plus importante (de l’ordre de 70% selon l’Insee), il n’y aucune raison pour autant de se focaliser sur le taux de chômage des seuls ingénieurs en informatique !

Un taux de demande d’emploi de 7% pour l’ensemble des informaticiens, qui est donc 2 fois plus élevé que le taux de chômage frictionnel.
Une forte inégalité existe entre les ingénieurs et les techniciens supérieurs de l’informatique en ce qui concerne le taux d’emploi, avec respectivement 4% et 11% de taux de chômage selon les statistiques de la Dares provenant de Pôle Emploi.

Localisation de l’emploi IT

En France, près de 60% de l’emploi IT est concentré sur la région parisienne : c’est le taux de concentration record parmi toutes les familles professionnelles. Or, 87% des cadres souhaitent quitter l’Ile de France pour travailler dans une autre région selon une enquête Apec de mars 2012 sur l’attractivité des régions françaises.
De très bon salaires?

Selon l’étude Dares 2012-074 Les salaires par secteur et par branche professionnelle en 2010 parue le 25.10.2012 qui se base également sur les DADS 2010, le secteur des activités informatiques apparait en 8eme position en terme de rémunération nette (2 912 eur/mois) sur les 34 secteurs d’activité étudiés, avec une rémunération moyenne supérieure de 40% à la moyenne générale des salaires.

Emploi pour tous?

La pyramide des âges de ce secteur est beaucoup plus déséquilibrée que la pyramide des âges de l’ensemble du marché du travail avec une proportion nettement plus forte des – 35 ans et nettement moins forte des + 45 ans.
Alors qu’en France, les 26 à 39 ans représentent 37% des emplois, ils totalisent 57% des salariés dans la Branche Syntec… ce qui représente 20 points de plus que la moyenne nationale !
La part des seniors de +50 ans dans l’informatique est l’une des plus basses de tous les secteurs d’activité, avec seulement 14% de seniors ingénieurs en informatique contre 25% sur l’ensemble des métiers.
Quant aux seniors de +55ans, cette part est seulement de 6% contre une moyenne générale de 12,3% : c’est la famille professionnelle (FAP) qui en compte le moins avec quelques autres FAP regroupant des métiers à faible qualification juste avant la FAP Armée, police, pompiers…

Souce : http://munci.org/

Devialet la HiFi classe D intéresse le Web


Xavier Niel, le patron de Free, Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, Jacques-Antoine Granjon, PDG de vente-privee.com et Bernard Arnault, président de LVMH, viennent d’apporter la coquette somme de 15 millions d’euros dans la société française Devialet.
Leur objectif : « Faire de Devialet un acteur de référence dans l’industrie de la musique. » La jeune entreprise commercialise en effet depuis 2010 le D-Premier, un amplificateur qui, relié à une télévision, à un ordinateur ou à une chaîne hi-fi, permet de restituer un son très pur. Fabriqué en Normandie, près de Vire, le D-Premier a vocation à s’exporter davantage hors de France. D’où les 15 millions d’euros levés par Devialet, qui financeront en outre le recrutement d’ingénieurs et de designers, dans l’optique de lancer de nouveaux produits.

L’amplificateur Devialet D-Premier a fait le «buzz» dans le monde de la Hifi de haut de gamme dès sa sortie et la une de nombreuses revues audiophiles de par le monde. Magnifique et svelte comme un coureur de marathon et balaise comme un haltérophile avec ses 240W par canal !
Devialet propose une technologie innovante dans le fait que chaque canal utilise un étage de sortie en Classe A (excellente linéarité, donc très faible distorsion) travaillant en générateur de tension, pour procurer une restitution sonore extrêmement fidèle, ceci en multipliant virtuellement l’impédance des enceintes par 100, soit l’impédance d’un casque de type pro (600 ?), tandis que quatre amplificateurs Classe D contrôlés par cet amplificateur Classe A sont chargés de fournir le courant.

Le Hic de cet ampli est son prix : 12 000 Euros. L’arrivée de ces nouveaux investisseurs a pour objectif de faire baisser le prix de vente. Je crains qu’avec Bernard Arnault ce ne soit l’inverse.