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RENAULT Un corbeau dans la ruche

Le  jeudi 13 janvier, Renault a déposé plainte pour  « espionnage industriel », « corruption », « abus de confiance », « vol et recel commis en bande organisée ». Le constructeur automobile se dit victime et vise une société privée étrangère, a déclaré le procureur de Paris.

« La plainte vise des faits de vol en bande organisée, d’abus de confiance aggravé et des faits de fourniture d’éléments intéressant le secret économique français à une puissance étrangère », a déclaré le procureur de Paris.

Un corbeau au Technocentre (dit la ruche) a dénoncé un cadre de Renault ( Michel Balthazard)  en envoyant à la Diection des lettres qui « indiquerait, au conditionnel, de façon indirecte et implicite, qu’il aurait reçu des pots-de-vin et commis des actes contraires à l’éthique ».

Renault a diligenté un privé pour enquêter. L’enquête menée depuis la fin d’août 2010 au sein du groupe aurait permis de découvrir 130 000 euros sur un compte au Liechtenstein et 500 000 euros sur un autre en Suisse.

Selon Le Figaro, une société chinoise, présentée comme un géant de la distribution électrique, aurait alimenté ces comptes.  Des « soupçons de corruption » on est passé à des soupçons d’une fuite vers la Chine de secrets touchant à la voiture électrique.

Les trois cadres contestent les faits

Les trois cadres mis à pied contestent les faits. Michel Balthazard a « réfuté » les accusations, se disant « victime d’une affaire qui le dépasse ». Matthieu Tenenbaum, directeur adjoint du programme véhicule électrique depuis 2007, s’est dit « abasourdi par les accusations d’espionnage ». Le troisième homme, Bertrand Rochette, un adjoint de Michel Balthazard chargé des avant-projets de Renault, a également tout rejeté en bloc, affirmant vivre un « vrai cauchemar ». « Bien sûr, je n’ai pas de comptes en Suisse ni à l’étranger. Je n’ai pas reçu de sommes contre aucune information que j’aurais pu transmettre qui sont des informations sensibles », a-t-il dit, en référence à des informations selon lesquelles les trois hommes auraient des comptes à l’étranger, en Suisse et au Lichtenstein, abondés par des sociétés chinoises via des comptes à Malte et Shangaï.
L’affaire d’espionnage concernerait la voiture électrique, un projet phare dans laquel le constructeur a investi 4 milliards d’euros avec son allié japonais Nissan. L’Etat français est actionnaire de Renault à hauteur de 15%.

Affaire à suivre donc.

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