911 tag archives

#911 11 septembre encore revisité

Hier soir en zappant, je suis tombé sur une émission de télévision avec Bigard comme invité, « Revu et Corrigé » sur France 5. Il était invité pour reparler de ses doutes sur la thèse officielle des attentats du 11 septembre sur les Twin Towers.

Ses doutes s’appuient sur les thèses que l’on retrouve dans la vidéo Loose Change, vidéo qui a fait la fortune de son auteur, ou dans celle de Thierry Meyssan.

Le point clé est notamment le temps de chute des tours, proche de celui de la chute libre. Bigard qui est maintenant expert en Génie Civil, a fait plusieurs vidéos et notamment une vidéo sur le problème de la chute des tours qui sont tombée selon « la loi de Galilée ». Ces vidéos sont faites avec le bon goût qu’on lui connait. Les rires enregistrés de ces vidéos me glacent.

Le 11 septembre 2001, j’ ai vécu en direct à la télévision le déroulement de ces tragiques événements. Regarder une vidéo bien après les faits, et le vivre  en direct sont deux choses différentes. Pour avoir vu en direct un avion s’écraser sur une tour et ensuite assister à l’effondrement des deux tours, j’ai du mal à supporter les ricanements des vidéos de Bigard.

Voici quelques éléments de réflexion sur la chute des Twin Towers :

L’effondrement des Twin Towers est-il du à des explosifs ? Cette question hante les esprits car les videos de l’effondrement des tours jumelles ressemblent fortement à l’implosion pratiqué sur les bâtiments à détruire. Mais ce n’est pas parce qu’ une tour s’écroule sur elle-même que celà implique obligatoirement l’usage d’explosifs.

Quels phénomènes physiques ont donc provoqués la destruction de ces tours.

Ces types de tours ont été conçues et construites dans le milieu des années 1960 et au début des années 1970. Leur structure est métallique. Chaque tour avait une section carrée de 64 m, et une hauteur de 411 m. Le poids total de la structure était grossièrement de 500,000 t, mais c’est la charge de vent, plutôt que la charge de gravité, qui a conduit au dimensionnement de la structure.

Type de chargement :

Choc d’un avion avec environ 90 000 litres de carburant qui a pris feu.
- Le choc n’a pas provoqué l’effondrement de la structure. Le bâtiment étant conçu pour résister au vent donc aux forces latérales.
- Le feu a causé des conditions thermiques. Les températures des poutres en acier ont atteintes environ 500 °C.

Phénomèmes physiques Résistance de Matériaux :

Les caractérisques mécaniques d’un acier sont étudiées par exemple dans des essais de traction. Si l’on trace une courbe effort/dilatation on remarque un comportement linéaire jusqu’à une valeur appelée limite élastique, ensuite l’acier subit une déformation permanente et puis il se rompt (limite de rupture). Sous l’effet de la température ses caractérisques (ses possibilités de résistance) chutent fortement. Dans ce cas la résistance de l’acier a pu être réduite de 80 %. Le métal n’a pas besoin de fondre pour rompre ! Le temps influe aussi sur ces capacités de résistance : c’est le fluage. Sous l’effet d’écart de températures important les structures se sont dilatés d’où des contraintes thermiques.

Le flambage ou flambement d’une structure se produit lorsqu’un léger accroissement du chargement entraîne des déformations importantes, provoquant l’effondrement. Une poutre en compression devient brutalement instable bien avant que la limite d’élasticité ne soit atteinte, en entraînant sa ruine.

Hypothèses de l’effondrement

Effet de l’impact des avions

Pour la WTC-1, l’avion a touché la façade nord entre les 94è et 99è étages, soit à environ 87 % de la hauteur totale de la tour. Pour la WTC-2, c’est entre les 77è et 85è étages, soit à environ 79 % de la hauteur totale que l’impact a eu lieu. Ces impacts ont détruit ou largement déformé de nombreux poteaux sur ces deux façades et certaines parties des planchers sur plusieurs étages.
Les tours étant restées stables après les impacts, cela signifie que les efforts, qui étaient préalablement repris par les éléments détruits ou endommagés, ont été reportés vers d’autres éléments qui ont ainsi vu leur niveau de chargement augmenter : +  7% sur les façades Est et Ouest de la tour WTC-1 et + 24 % sur la façade Est de la tour WTC-2.
Les travaux de reconstitution du NIST ont permis d’estimer les endommagements subis par les poteaux du noyau central de chaque tour.
Les simulations numériques de l’impact des avions ont également permis d’estimer la dispersion du carburant de ces avions dans les différents étages touchés, ainsi que les dommages à la protection incendie de certains poteaux et planchers.

Effet des incendies

Les incendies qui en ont résulté, de violence et de localisations différentes d’une tour à l’autre et d’évolution différente en fonction du temps, ont conduit à des températures maximales de l’ordre de 1 000°C. Cette estimation a été obtenue en utilisant le logiciel de modélisation du développement du feu « Fire Dynamic Simulator » en prenant en compte la dispersion du carburant, la localisation estimée, après impact, du mobilier, la destruction estimée des éléments du compartimentage interne, l’évolution en fonction du temps des ouvertures en façades,… Des essais de calage pour des zones ponctuelles ont également été effectués.
Ces incendies ont conduit à un échauffement des éléments de structure (poutres, planchers, poteaux), d’autant plus important pour certains d’entre eux que leur protection avait été détruite par l’impact des avions. Il a été estimé que des températures de l’ordre de 650/700°C ont été atteintes dans les éléments qui avaient perdu leur protection thermique alors qu’elles n’ont pas dépassé 300°C dans les poteaux qui étaient encore protégés.
L’échauffement des éléments structuraux des étages touchés par les incendies sévères (étages 93 à 99 pour la WTC-1 et étages 79 à 83 pour la WTC-2) a conduit à des comportements différents selon les tours ; ils ont été évalués avec le logiciel par éléments finis « ANSYS » :
–    Pour la tour sud (WTC-2) qui s’est effondrée 56 minutes après l’impact, les poteaux du Centre-Est se sont échauffés rapidement, perdant ainsi leur résistance mécanique. Les planchers, en se déformant, ont tiré la façade Est vers l’intérieur de la tour créant ainsi des moments fléchissant supplémentaires ne pouvant plus être supportés par ces poteaux échauffés ; la partie supérieure de la tour a commencé à basculer vers le Sud-est, puis l’instabilité des façades Nord et Sud s’est produite. Ensuite, c’est l’effet dynamique de l’effondrement des étages supérieurs qui, d’étage en étage, a conduit à l’effondrement total de la tour.
–    Pour la tour nord (WTC-1) qui s’est effondrée 102 minutes après l’impact, l’échauffement des poteaux du noyau central, dont certains ont été détériorés par l’impact et dont les autres n’étaient plus protégés, a tout d’abord conduit au transfert de charges vers les poteaux périphériques; puis la déformation importante de poutres de planchers a tiré les poteaux de la façade Sud vers l’intérieur, conduisant ainsi à son instabilité. Les événements se sont alors accélérés puisque les charges ont été reportées vers le noyau central et les façades adjacentes déjà surchargées, la partie supérieure de la tour a commencé à basculer vers le sud et l’instabilité des façades Est et Ouest s’est produite. Ensuite, c’est également l’effet dynamique de l’effondrement des étages supérieurs qui a conduit à l’effondrement total de la tour.
L’effondrement plus rapide de la WTC-2 par rapport à la WTC-1, est dû à deux facteurs principaux : des dommages plus importants aux poteaux du noyau central, et des incendies plus rapidement violents en raison d’ouvertures importantes dans le côté Est de la tour.

En conclusion

Ainsi, en utilisant les outils de l’ingénierie de la sécurité incendie, il a été possible d’expliquer le comportement de ces tours, endommagées par le choc des avions puis soumises à des incendies violents ayant atteint des puissances de 1 GW pour la WTC-2 et de 2 GW pour la WTC-1 pendant une trentaine de minutes ; l’énergie totale ainsi libérée étant d’environ 8000 GJ pour la WTC-1 et 3000 GJ pour la WTC-2.
Il a ainsi été démontré que, sous l’effet de l’impact des avions, malgré les éléments de structure fortement endommagés, les tours sont restées stables. Mais, des éléments de compartimentage et de protection thermique ayant été détruits sur plusieurs étages, l’effet des incendies, qui ont duré 56 minutes (WTC-2) et 102 minutes (WTC-1), a affaibli les structures, conduisant alors à leur effondrement. La température des éléments de structure restés protégés n’a pas dépassé 300°C, ne mettant donc pas en cause leur comportement au feu.
Des informations détaillées sur les travaux de reconstitution du NIST peuvent être obtenues sur le site http://wtc.nist.gov.

Pour un article sur le calcul des structures et la résistance au feu : http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd204_f.html

Simulation analyse aux éléments finis :

Conspiracy 9/11 BBC

Bigard Revu Corrigé France 5

Collapse explained

arnaque     Étiquettes :