Voiture électrique la solution?





La fin prochaine du pétrole et les nouvelles normes anti-pollution de plus en plus sévères appliquées à l’automobile dans les années à venir imposant des quotas d’émission de C02 de plus en plus faible, semble pousser la voiture électrique comme la solution de nos déplacements individuels.

Comment ça marche la voiture électrique ?

Une voiture électrique est constituée de 4 composants principaux. Un moteur, un variateur de vitesse, un système batterie et un chargeur embarqué dans le véhicule.

Un moteur électrique est constitué d’un stator (fixe) dans lequel tourne un rotor. La technique la plus avancée est celle de type synchrone/brushless c’est-à-dire que le bobinage (fixe) en étant traversé par un courant alternatif triphasé entraîne en rotation le rotor aimanté, opposé au champ tournant du rotor. La gestion de la variation de vitesse en rotation du moteur se fait par l’intermédiaire d’un variateur d’intensité et de fréquence.

La batterie le point faible
Le point noir de la voiture électrique est le stockage de l’énergie dans les batteries. Problème de poids, d’autonomie de cout.
Dans le cas de la Nissan Leaf, le poids du système batterie sécurisé, est de 270Kg pour 24KWh d’énergie soit 0,09KWh pour un kilo. Comparé au 11KWh de l’essence, le rapport de densité entre l’essence et l’électricité de plus de 100 ! La Tesla, icône de la sportivité électrique, fait un peu mieux en proposant un rapport de 0,117Kwh pour 1 kilo de batterie.
Dans le cas de la LEAF, son système batterie équivaut à un réservoir de 8 Litres!
Soit une voiture à essence avec un réservoir de 8 litres, et un temps de 8 heures pour remplir ce même réservoir.
Les batteries d’accumulateurs sont souvent fragiles et contiennent toutes des métaux lourds toxiques, plomb, cadmium, etc…
Il faut donc avoir un circuit très éfficace de recyclage des batteries. Leur durée de vie est de quatre à cinq ans. Les batteries (au lithium surtout) se déchargent même quand elles ne sont pas utilisées. Le prix des batteries est trés élévé, une solution location semble nécessaire.

Production d’electricité

On parle du peak-oil, ce jour où la demande de pétrole serait supérieure à l’offre, sans savoir quand cela arrivera, et sans voir que le pic d’électricité, a lieu aujourd’hui en France. C’est le Réseau de transport d’électricité (RTE) qui le dit. Il déclare même l’alerte rouge par le dispositif Ecowatt pour la Bretagne et la région Provence Alpes Côte d’Azur. Ces 2 régions sont en effet particulièrement vulnérables, du fait d’une faible production locale, et d’un réseau de transport arrivé à saturation.

Sans vouloir céder à l’alarmisme, on ne peut se masquer la réalité. S’il y avait 100 000 voitures électriques en France, et que leurs conducteurs rentrent tous du travail vers 19/20 heures, et qu’ils branchent tous en même temps leur voiture dans leur garage, pour la recharger… Le risque est réel que le réseau ne le supporte pas, et que… Cela disjoncte.
En France une voiture électrique est aussi une voiture nucléaire alors qu’en Allemagne ou ailleurs ce serait plutôt une voiture au charbon…
Si la voiture zéro émission est chargée avec de l’électricité produite via la combustion de charbon, la pollution générée est équivalente à celle d’une voiture consommant 5,2 litres d’essence aux 100 km. Et quand l’électricité provient d’un mix entre énergies renouvelables et nucléaire, l’impact environnemental équivaut à celui d’un véhicule équipé d’un moteur ayant besoin de 3 ou 4 litres de carburant pour 100 km. Enfin, dans le cas d’une batterie de voiture uniquement chargée d’une électricité issue de sources renouvelables, il est identique à celui d’un moteur qui consomme 2 litres aux 100km.

Conclusions
Un doute subsiste sur le succès du véhicule électrique. Renault-Nissan y croit, en ayant investi 4 milliards d’euros pour développer cette technique, et en prévoyant le lancement prochain de 8 modèles (4 pour chaque marque). Renault estime la pénétration du véhicule électrique à 10% en 2020. Mais PSA est moins convaincu, manifestement, puisqu’il n’a pas développé de modèle propre (celui qu’il propose, l’I MIEV, est un modèle de Mitsubishi), et estime à 5% seulement sa pénétration en 2020.
La voiture électrique, pour le moment, semble plus une solution pour de petits trajets urbains ou pour pour les véhicules de transport en commun. Les véhicules type moto semblent plus adaptés à l’usage des particuliers en ville que des voitures lourdes copie des véhicules thermiques.

Pourquoi ne pas conclure simplement en disant que nous vivons au-dessus de nos moyens énergétiques, et que la seule solution est l’économie. La mauvaise habitude du véhicule particulier thermique pour aller acheter du pain nous amène tous droit dans le mur.





Tags: ,

  • Digg
  • Del.icio.us
  • StumbleUpon
  • Reddit
  • Twitter
  • RSS

Si vous avez apprécié cet article, s’il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire
ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Une Réponse pour “Voiture électrique la solution?”

  1. Jean michel L dit :

    Moi j’y crois car c’est l’avenir, tout simplement. Ils paieront pour être les premiers sur le marché, c’est tout!!!!!
    bravo renault!!!

Laisser un Message