Photos Agustí Centelles Hôtel de Sully




Agustí Centelles
Journal d’une guerre et d’un exil, Espagne-France, 1936-1939
du 09 juin au 13 septembre 2009 Hôtel de Sully (62, rue Saint-Antoine 75004 Paris)

Avec l’exposition « Agustí Centelles : journal d’une guerre et d’un exil, Espagne-France, 1936-1939 », le Jeu de Paume présente pour la première fois en France un ensemble de documents qui sont exceptionnels à plusieurs titres. La vie du photojournaliste catalan Agustí Centelles (1909-1985) a été, comme celle de milliers de ses compatriotes, bouleversée par la guerre civile et éprouvée par la longue dictature de Franco. Aussi l’oeuvre du photographe, déjà reconnue avant-guerre, tient à la fois du récit intime et du témoignage historique et renvoie aux différentes formes d’archives, personnelles et collectives. Par ailleurs, cette exposition nous offre un regard « de l’intérieur » sur des événements dont l’iconographie la plus connue était jusqu’alors celle de photographes étrangers sympathisants de la cause républicaine, tel le célèbre Américain d’origine hongroise, Robert Capa.

Cette exposition retrace le parcours du photographe catalan Agustí Centelles (Valence, Espagne, 1909 / Barcelone, 1985) entre 1936 et 1939, de son expérience de la guerre civile d’Espagne à son internement en France, au camp de Bram.

Photojournaliste renommé dans les temps troubles de l’avant-guerre, Centelles, face au putsch de l’extrême droite, s’engagea en juillet 1936 dans la défense de l’État démocratique. Mobilisé en 1937 par le Bureau de propagande républicain, il devint l’un des grands iconographes de la résistance.
Après la défaite de 1939, comme des milliers d’autres Espagnols, il prit le chemin de l’exil et fut interné dans le camp de réfugiés de Bram, en France, où il continua à exercer son métier avec des moyens extrêmement précaires. Quand il prit la décision de fuir la France occupée et de retourner clandestinement en Espagne, il fut contraint de cacher plusieurs milliers de négatifs dans une maison de Carcassonne pour protéger l’identité de tous ceux qui auraient pu être reconnus par la police fasciste. Quarante ans plus tard, après la mort de Franco, Centelles retourna en France et récupéra ses très nombreuses archives.

L’exposition présente une centaine de photographies — réalisées pendant la guerre civile et pendant les neuf mois passés à Bram –, pour la plupart inédites en France, et une collection de documents (magazines, lettres et carnets de notes du photographe).

Plus d’infos sur l’exposition ici

CENTELLES Y OSSÓ, Agustí (1909-1985) – Né à Valencia (Espagne), il rejoindra Barcelone, dés l’âge d’un an. Très jeune (1925) il s’initie à la photographie en travaillant pour le journal : El Día Gráfico, où il publie ces premières photos.

Ce fut un des premiers photographes a utilisé l’appareil photo Leica en Espagne. Il commence à collaborer avec les journaux : La Publicitat, L’Opinió, La Rambla, La Humanitat et la Vanguardia entre autres.

Le 18 juillet 1936, en risquant sa vie, Agustí Centelles photographie dans les rues de Barcelone, les premières images de la déroute des militaires fascistes.

Le 19 juillet 1936 il prend cette photo restée célèbre, le combat de rue acharné contre le coup d’état des nationalistes. Selon les archives Centelles, le combattant au premier plan est Ramón Baucel, connu comme Catafau de l’Ametlla, garde d’assaut de la Generalitat de Catalunya, mais en fait il s’agit de MARIANO VITINI.





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Une Réponse pour “Photos Agustí Centelles Hôtel de Sully”

  1. FONT Wanda dit :

    Merci pour cet article. Je trouve Agusti Centelles plus « crédible » que Capa du fait qu’il soit catalan. J’apprécie mais avec beaucoup d’émotion les photos prises à Barcelone, je me sens un peu concernée, c’est un peu de l’histoire de ma famille, celle de mon grand-père exilé en France en 1939. Je cherche à tout prix le catalogue de cette exposition.

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